Retour à la maison... Il y a du monde, du bruit, tout est trop rapide!
J'ai le mal de terre...
Vivement la suite de nos aventures!
Retour à la maison... Il y a du monde, du bruit, tout est trop rapide!
J'ai le mal de terre...
Vivement la suite de nos aventures!
Et voilà, c'est la panne.
Gilles a appelé le capitaine du port qui lui a donné le numéro d'un mécano. Celui-ci passe dans la matinée. Verdict : l'inverseur est fichu, et la réparation ne sera pas faite tout de suite.
Nous rentrons dans la soirée avec Boris et ses garçons. Quitter la Béteille, les canards et les grenouilles, c'est assez difficile.
Naviguer sur la Saône, c'est... Wouah! Cette rivière est fluide et solaire, sans vagues, peu d'écluses - une seule aujourd'hui -, de la verdure et des vaches, peu d'algues, ce qui ne nous empêchera pas de prendre une branche qui s'est emmêlée avec l'hélice et le safran. Mais ce n'est pas celle que vous allez voir en photo, qui reste un cauchemar pour Ali.
Est-ce cela qui pose problème avec l'embrayage qui a du mal à passer au point mort? Quant à la marche arrière, inutile d'y penser, elle ne s'enclenche même plus! A voir demain...
Cette longue étape a permis à Ali de se plonger dans un nouveau manuscrit, sous mon scrupuleux regard. Ben oui, je vérifie tout, moi! Quant à Gilles, sa seule véritable occupation est de tourner les pages de son guide fluvial...
Ah, nous retrouvons enfin tous les charmes du Massif Central: sa pluie, ses prés, ses forêts et ses vaches...
Jolie étape qui nous conduit sur la Saône, nous venons de fermer la boucle de notre périple que nous allons continuer pour retourner dans le sud.
Ali avait pris un rendez-vous auprès d'une infirmière pour faire enlever les points de sa main droite: c'est la première fois qu'elle intervenait sur un bateau, elle était ravie.
Ceux qui ont moins été ravis, ce sont des Anglais affolés sur un bateau de location (pas de permis, pas de radio) qui ont fini par bloquer la synchronisation des écluses. Ils ont eu du mal à s'en sortir, malgré l'aide que Ali a voulu leur apporter.
la dernière écluse du Canal du Centre est assez impressionnante avec sa porte aval à guillotine (on imagine si une chaîne casse et que la porte tombe sur un bateau!)
Le port de Chalon-sur-Saône est très agréable, et c'est avec plaisir que nous reprenons notre navigation sur la Saône, large et calme, sans algues, avec peu d'écluses, et le courant qui nous pousse.
Parfois, il ne se passe pas grand-chose dans la journée, sur ce bateau...
Mais il y a une chose que je ne vous ai pas encore racontée! Il y a quelques jours, dans un port, une dame et sa fille ont demandé à Ali et Gilles de quelle race féline j'étais, et ils n'en savaient rien, car chat de gouttière, ce n'est pas vraiment ce qu'on appelle une race! Et alors, là, le scoop: selon ces gentilles dames, je serais un Maine Coon!
Renseignements pris sur internet, j'ai pas mal de points communs avec cette race.
Moi, je veux bien, il parait que ça vaut (je vaux!) une fortune. Et hier, à Montceau-les-Mines, une autre dame demande à mes acolytes: "Votre magnifique chat, c'est un Maine Coon?!" Et les deux de s'écrier d'une seule voix: "Mais bien sûr, absolument, c'est un Maine Coon!" Et la dame: "Je le savais, j'en étais sûre, c'est un Maine Coon, il est magnifique!"
Carrément plus intéressant cette histoire-là que leurs 28 écluses, leurs 32 km sur un joli canal sans algues avec une marche arrière qui a l'air de bien fonctionner.
Seulement deux écluses où il nous a fallu attendre un peu et où Ali nous a amarrés avec un piquet planté à la masse.
Ce soir, nous sommes à Saint-Léger-sur-Dheune.
Quelle bonne nouvelle! Nous avons appris ce matin que VNF allait faucarder les radiers de tous les biefs du Canal du Centre. C'est une bonne nouvelle, non?!
Journée sans relief particulier... 48 km, 17 écluses, que nous franchissons en 7/8 minutes, quand tout se passe bien, que les portes aval sont ouvertes à notre arrivée et qu'elles se ferment bien quand nous sommes rentrés dans le sas. Ali en profite pour sortir des algues.
Visite éclair de Sophie, une nièce de Gilles, qu'il n'avait pas vue depuis longtemps. Elle habite avec son mari et ses deux fils à Paray-le-Monial. Gilles était ravi de ce moment passé avec elle, et elle a fait la connaissance d'Ali.
Nous passons dans la région de Charolles, réputée pour la qualité de la viande de ses bœufs.
Personne sur ce Canal du centre, pourtant joli, agréable à naviguer, et qui traverse des coins de campagne... Seule la Béteille y crée quelques remous.
Arrivée un peu particulière à Montceau-les-Mines où nous avons dû attendre que trois ponts se lèvent pour nous laisser passer. Le port est propre, contrairement à celui de Digoin, et les matelots ont pu échanger anecdotes et souvenirs avec d'autres plaisanciers.
Depuis hier, changement de météo! Il a beaucoup plu cette nuit, un peu dans la journée et pas mal ce soir... Entre deux orages, il fait chaud, et c'est vraiment la cambrousse!
Onze écluses, souvent manuelles, et 48 km. Pas de temps perdu à midi, car l'éclusier qui nous accompagnait sur deux écluses n'a pas voulu nous bloquer, et comme il n'y avait personne à part nous, il a juste décalé son heure de repos. Certains éclusiers prennent le temps d'enlever les algues qui se coincent dans les hélices à la sortie des écluses.
Ali ayant noué un lien amical avec un membre du groupe Facebook "Vie fluviale", et comme ce Daniel habite avec sa femme à Diou où nous devions passer, rendez-vous a été pris et nous avons pu rencontrer ce couple sympa qui nous a offert cafés et gâteau.
Daniel est passionné de vieilles voitures (il est président pour la France de l'association des amateurs de Saab) et de bateaux. Etrange coïncidence, il vient d'acheter à Port-Camargue un bateau de 1952 par l'intermédiaire de Jean-Louis Gallot (que nous saluons au passage) qui nous a vendu notre Béteille. Ce fut une belle rencontre!
Grosse perte de temps dans l'avant-dernière écluse, nous arrivons juste à temps (18h50) pour franchir la dernière, la capitainerie du port de Digoin est fermée, nous verrons demain.
Dans l'équipage, en ce dimanche 18 juin, personne ne manque à l'appel! Depuis longtemps, nous n'avions pas vu la pluie, elle est la bienvenue pour rafraîchir l'atmosphère et mettre à niveau les cours d'eau.
Des écluses et des algues, des algues et des écluses, encore et toujours ! Neuf écluses en 50 kilomètres... Mais avec de longs biefs et des écluses parfois rapprochées et toujours manuelles, ce qui permet à Ali d'aider les éclusiers et de montrer toute l'étendue de son savoir-faire!
Un arrêt "algues" pendant la pause de midi, et il suffit parfois d'envoyer un coup d'hélice en marche arrière pour en enlever un gros paquet, quand la marche arrière veut bien daigner s'enclencher, ce qui est fort aléatoire.
Nous finissons notre étape à Gannay-sur-Loire, dans un petit port gratuit, avec eau, électricité, toilettes et douches. Comme un air de paradis...
Des écluses, des algues, des écluses, la routine, quoi !
Etape plutôt facile avec simplement un arrêt "algues" devant une écluse fermée (c'était l'heure de la pause des éclusiers) et un nettoyage complet quand nous nous sommes arrêtés à Plagny pour la soirée et la nuit.
Il y a encore quelques écluses manuelles, et Ali est toujours là pour aider !
Mais dans toutes ces écluses, 9 au total, la dernière, celle de Guélin, est une écluse double avec deux sas, d'une hauteur impressionnante (notre amarre de proue qui mesure plus de 10 m a failli être trop courte!) et un débit en cascade qui nous a bien mouillés.
Après cette écluse, nous passons sur le pont canal au-dessus de l'Allier.
Au final, journée tranquille, sous le soleil, avec des éclusier-e-s très sympathiques, compétents et de bons conseils.
Journée repos à Scey-sur-Saône... Les matelots sont allés manger au restaurant avec Harald et Conny. Ils sont rentrés après le repas: re...