samedi 13 juin 2026

Samedi 13 juin 2026

 









Pour une dernière étape, ce fut plutôt rock'n roll! Levés à 7:30, partis à 7:50, et le Mistral ("Fucking Mistral!" dixit Harald) était déjà de la partie. Question: partons-nous aujourd'hui ou restons-nous à Valence dans l'attente de vents meilleurs? Le problème, c'est que la météo annonçait encore des jours avec du Mistral de plus en plus fort, remplacé ensuite par du vent du sud qui lui, comme il est contraire au sens du Rhône, fait d'énormes vagues et ralentit la Béteille. Alors? Alors, larguez les amarres et vogue la galère (c'est le cas de le dire).



Pas de vagues, du vent arrière, tout va bien.



Quatre kilomètres avant l'écluse de Beauchâtel, Gilles arrive à joindre l'éclusier par la VHF. Tout est prêt, l'écluse est ouverte, allons-y! Mais arrivés devant le sas, vantaux ouverts et barrière levée, les feux vert et rouge sont tous les deux allumés, ce qui signifie "Attendez!" Mais il y a les courant qui nous pousse, il y a le vent qui nous pousse et Ali qui pousse Gilles pour qu'il entre dans le sas. Gilles résiste (c'est interdit!), appelle l'éclusier mais, c'est le cas de le dire, silence radio, et Gilles finit par aller mettre la Béteille à l'abri. Quelle erreur! Il appelle (cette fois par téléphone) l'éclusier et se fait agonir de la plus belle des façons! Il essaie de s'expliquer, on lui coupe la parole! Et voilà notre pilote, pourtant assez bravache d'habitude, qui se serpillérise, qui bat si fort sa coulpe qu'elle en pleure encore à cette heure. Tout ça pour que cette brute d'éclusier accepte de faire sa bassinée.



Il est bien possible que ce même éclusier aurait oublié de mettre le feu vert et, au lieu de s'en excuser, aurait préféré rendre Gilles coupable. Cette explication vaut ce qu'elle vaut, mais elle plait beaucoup à notre pilote. Descente tranquille, mais le vent est de plus en plus fort. Un moment d'attente est prévu devant la dernière écluse, celle de Logis-Neuf. même s'il est préférable de s'amarrer face au courant, devant une écluse, cela n'est pas vraiment obligatoire. Arrivés à côté du ponton, Ali saute hors de la Béteille pour l'amarrer, et poussé par le vent et le courant, notre joli bateau fait un demi-tour complet et Ali se retrouve avec une amarre qui vient de lâcher et est redevenue une simple et vulgaire corde complètement inutile. Grand moment de solitude pour le matelot tandis que notre pilote, alternant marche avant et marche arrière, à coups de barre à bâbord et à tribord, essaie de maintenir la Béteille contre le ponton. Au feu vert, il faut refaire demi-tour et entrer dans l'écluse.



A la sortie, nous sommes heureux de voir que deux gros bateaux ont été obligés d'attendre que nous sortions pour pouvoir écluser. Nous les narguons avec plaisir...



Nous sommes à deux kilomètres de notre port dont chacun sait que l'entrée n'est jamais une partie de plaisir. Et contrairement à nos craintes, nous y rentrons sans problème, nous nous amarrons à notre ponton habituel et les voisins viennent à notre rencontre pour écouter toutes nos aventures! Nous sommes partis de chez nous pendant 69 jours, nous avons navigué pendant 283 heures étalées sur 47 jours, nous avons parcouru 1484 km, franchi 370 écluses et avons consommé 432 litre de gazole (consommation: 1,52 l/h, ce qui est très peu!) Mais moi, j'aime bien ma liberté dans le port de Cruas!



vendredi 12 juin 2026

Vendredi 12 juin 2026

  










Hier soir, deux énormes bateaux-hôtels se sont croisés sur le Rhône juste à notre hauteur: je peux vous garantir que ça a bougé! Et ce matin, ils se sont levés bien tôt, mes matelots! Ils voulaient naviguer et arriver à Valence avant que le Mistral ne soit trop fort. Mais comme à la halte fluviale de Saint-Vallier il n'y a pas d'électricité et que les bougies de préchauffage n'ont pas rajeuni durant notre périple (et qu'il ne faisait pas très chaud ce matin...), la batterie du moteur n'a pas suffi à le faire démarrer et il a fallu utiliser notre générateur portable, Mister Ecoflow, toujours fidèle et toujours efficace! Malgré le vent, le Rhône est calme, pas de vagues.




Nous passons entre Tournon et Tain-l'Hermitage.




Devant l'écluse de Gervans, nous devons nous amarrer pour laisser sortir un bateau de commerce.



A l'écluse de Bourg-lès-Valence, le ponton d'attente est occupé par une vedette hollandaise qui a l'air d'attendre on ne sait trop quoi et Gilles préfère patienter en faisant demi-tour sur un kilomètre. Avec une allure de 800 tours/minute, le Rhône se remonte facilement malgré le vent qui a forci. Nous arrivons en début d'après-midi au port de l'Epervière, très agréable, mais à 25€ la nuit, c'est un des plus chers que nous avons rencontrés.


jeudi 11 juin 2026

Jeudi 11 juin 2026

 








Nous quittons ce matin le port des Roches-de-Condrieu.










Pour l'instant, le Mistral n'est pas trop fort, le débit du Rhône non plus, il fait beau, tout va bien! Pour passer sous le pont des Roches, en travaux depuis longtemps, il n'y qu'une arche praticable, il convient donc de s'annoncer par la VHF. Juste après le pont, un bateau de la CNR  (une marie-salope, si, si!) fait du dragage dans le fleuve.




Une seule écluse sur le trajet, celle de Vaugris qui s'ouvre pratiquement au moment où nous arrivons.



Nous avançons assez vite, entourés des vignes des Côtes-du-Rhône. Il y a ici les restes d'un ancien bac à traille.



Arrivés à Saint-Vallier, Gilles fait un demi-tour pour amarrer la Béteille face au courant. Les quelques bateaux-hôtels qui passent nous secouent joyeusement... Ce soir, Ali et Gilles sont allés manger chez Ghislaine et Dome, leurs amis qui habitent ici.



A Saint-Vallier, nous avons toujours une pensée émue pour Harald et Conny que nous avons rencontrés en 2023 sur ce ponton.


mercredi 10 juin 2026

Mercredi 10 juin 2026

 








Ah! Vous voyez? J'y suis arrivé mais il m'en a fallu du temps... Au départ, bien sûr, Gilles m'a violemment fait descendre de MA place, mais, au bout d'un moment, quand j'ai vu que nous étions sur un long bief de 30 km, je me suis imposé et l'autre gugusse n'a pas eu son mot à dire.











Au départ d'Albigny-sur-Saône, une dernière écluse sur la Saône qui a été rapidement ouverte. A l'entrée de Lyon, nous avons croisé "Laura", la vedette de Gérard et Marie-Jeanne.



Au confluent, nous sommes remontés vers le Haut-Rhône où nous avons trouvé une station-service Avia avec une borne au bord du fleuve et nous avons fait le plein de gazole à 2,10 € le litre.

 


Demi-tour et nous avons repris notre navigation jusqu'à l'écluse de Pierre-Bénite. 30 km faciles, avec un léger vent du nord et un peu de débit. Pas de vagues, mais quelques gouttes de pluie. Nous passons devant les vignobles de Côte-Rôtie.

 


Nous arrivons à l'écluse de Vaugris qui s'ouvre devant nous.



Parfois, les bajoyers ressemblent à un tableau de Soulages...



Nous retrouvons le joli port des Roches-de-Condrieu après une belle étape de 62 km.





mardi 9 juin 2026

Mardi 9 juin 2026



 







Ce matin, le téléphone de Gilles sonne! C'est Gérard, notre voisin de bateau et ami FB, qui nous signale que nous avons péché un poisson avec une ligne... Le problème, c'est que nous n'avons pas de ligne officiellement. Un pécheur a dû lancer sa ligne avec hameçon et bouchon, celle-ci s'est accrochée à la Béteille et ce matin, un poisson a mangé l'hameçon. Ali s'est précipité pour délivrer la pauvre bête, (visiblement, c'était un gardon) et il l'a remise à l'eau.




Dans ce petit port, il y a aussi une famille de cygnes.



En début d'après-midi, Gérard et Marie-Jeanne sont repartis vers Lyon.



Les matelots ont traversé la Saône à pied pour aller faire quelques courses à Couzon, petite ville surmontée par le château de la Rochetaillée qui abrite un merveilleux musée de l'automobile avec quelques pièces exceptionnelles.



lundi 8 juin 2026

Lundi 8 juin 2026

 


Adieu, Montmerle-sur-Saône, sa halte fluviale gratuite et ses saucissons!










Pas de pluie ce matin lorsque nous sommes partis pour une étape de 32 km qui s'est faite assez rapidement. Dans le port d'Albigny-sur-Saône, Ali fait du nettoyage et essaie de sortir un énorme tronc d'arbre.



Vers 16h30, Gérard et Marie-Jeanne, sur leur bateau "Laura", que Ali a connus par le groupe Facebook "Vie Fluviale", se sont amarrés à côté de la Béteille.



Comme c'est leur première sortie sur le Rhône et la Saône, ils voulaient avoir l'avis de mes matelots sur les canaux à emprunter pour monter vers le nord et les différents haltes fluviales. Armés d'un saucisson de Montmerle, Ali et Gilles sont allés partager leur repas sur le pont du "Laura".



Ce soir, il pleut.

dimanche 7 juin 2026

Dimanche 7 juin 2026
















Oui, je suis en colère, car c'est la dernière journée de repos à Montmerle-sur-Saône... Levés assez tôt, et en prévision des orages de demain, Ali a décidé d'utiliser les bombes de peinture imperméable que Gilles avait commandées pour éviter quelques légères infiltrations.



Nous verrons demain si c'est efficace. Pas de courses aujourd'hui, c'est dimanche, et pas de sortie, à part pour Ali qui a profité de cette dernière journée de beau temps pour faire du vélo tandis que Gilles s'occupait de la lessive. Après-midi travail et soirée tranquille

Samedi 13 juin 2026

  Pour une dernière étape, ce fut plutôt rock'n roll! Levés à 7:30, partis à 7:50, et le Mistral ("Fucking Mistral!" dixit Har...