Alors là, comme le disait si bien Ali, pour une journée de m..., ce fut vraiment une journée de m...!
Pourtant, tout avait bien commencé. Levés pas trop tôt car les écluses n'ouvrent qu'à 9h, après une nuit dans l'agréable "port" de Maroilles, nous partons sous un petit ciel gris (mais qui a laissé rapidement la place à un beau ciel bleu), et un petit vent arrière qui nous pousse légèrement: la Béteille s'engage vaillamment sur le Canal de la Sambre à l'Oise.
La première écluse est là et... Manque de synchronisation entre les membres de l'équipage? Manque de clarté dans mes directives? Je ne sais, mais la manœuvre ne se passe pas très bien.
Qu'à cela ne tienne, nous continuons, et à l'écluse suivante, la télécommande se bloque. Coup de téléphone à l'éclusier, qui gère ça à distance, mais cela prend du temps.
D'autres écluses, toujours pilotées à distance et un pont levant devant lequel nous attendons un employé qui vient nous ouvrir.
Ali en profite pour nettoyer l'hélice, car le dernier bief de la Sambre est rempli d'algues envahissantes.
Et en sortant de la dernière écluse de la journée, plus rien! Le moteur tourne, mais l'hélice, elle, ne veut rien savoir! Est-ce l'embrayage? Gilles appelle la seule personne que nous connaissons dans le coin, à savoir Amélie, l'adorable capitaine rencontrée hier soir. Elle nous donne deux numéros de mécanos fiables qu'elle connait, mais nous sommes le lundi de Pentecôte. Au bout d'un moment, Ali décide d'aller se plonger les mains dans le cambouis. Il finit par trouver la panne: les vis qui font tenir entre eux le connecteur et l'arbre de transmission sont allées se balader ailleurs.
Réparation de fortune faite, nous pouvons repartir et rejoindre Etreux où les moussaillons iront au village à pieds pour acheter deux pizzas.