Dans la soirée, un tronc d'arbre nous a heurtés (sans gravité) et il a fallu le tirer sur la berge. Inquiet, comme d'habitude, Gilles s'est levé très tôt ce matin pour être sûr de partir de bonne heure. Il a fait démarrer le moteur et Ali, le spécialiste, a largué les amarres ! Et... rien ! L'hélice tournait, mais impossible de faire bouger le bateau qui s'était enlisé, à cause du choc causé par le tronc d'arbre et des remous du canal. Que faire ? Grand moment de solitude (à trois !). N'écoutant que son courage, notre moussaillon Ali a mis les pieds dans l'eau glaciale du canal pour pousser la péniche, mais sans aucun résultat. Et là, idée de génie ! Armé de son seul courage et de la passerelle comme levier glissé sous la coque, il a réussi à faire bouger les 4 tonnes de la Béteille, qui, libérée, se mit à naviguer de bonheur (et de bonne heure...) Mais un orteil du pied droit d'Ali a failli y perdre son âme et en est devenu tout bleu.
Le reste de la journée a été assez facile : beau temps, mais le vent s'est mis au sud et a généré des vagues sur le Rhône, ce qui nous a permis d'avancer un peu plus vite. Le passage de l'écluse du Logis-Neuf, au nord de Montélimar, fut assez épique car, pour de mystérieuses raisons, la Béteille s'est retrouvée à l'envers dans le sas de l'écluse. Il nous a fallu ressortir et recommencer la manœuvre. L'ambiance à bord était assez électrique.
Ce soir, arrêt sur un quai au Pouzin, avec électricité, mais le quai est tellement haut que nous ne pouvons pas sortir facilement. Moi, je m'en moque, je préfère rester dedans, je surveille le citronnier qui est lui aussi du voyage!

J'ai mal à mon orteil rien qu 'en voyant la photo ! C'est ce qu 'on appelle l'empathie ! Patrick
RépondreSupprimerLe sacrifice d'un orteil pour sauver la Béteille et l'honneur du Chapitaine.
RépondreSupprimerBah ! Ali s'était entraîné avec la tonne de la caravane ! Trop fort !
RépondreSupprimerOui, il est trop fort, notre Ali! Sans lui, nous y serions encore... S'il avait fallu compter sur Gilles!
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