Mais, non, la vie sur la Saône n'est pas un long fleuve tranquille, c'est plutôt une rivière pleine d'imprévus. Quand Gilles s'est levé à 7 heures, il pleuvait pas mal.
Ali et moi avions envie de rester au chaud au lit. Pas de départ! Gilles s'est recouché et là, à 9h30 quand il s'est relevé, tout le monde a eu envie de partir pour ne pas passer une journée sous la pluie à ne rien faire, même si nous adorons Montmerle-sur-Saône. Amarres larguées, nous voici partis sous la pluie.
L'unique essuie-glace du bateau fonctionne, mais le caoutchouc en est tellement usé qu'il en devient presque inutile. Sans avoir à attendre, nous passons l'écluse de Drancé.
Nous passons ensuite devant Mâcon.
Et là, à la sortie de Mâcon, presqu'en face du port de plaisance, un long frottement se fait entendre puis plus rien: le moteur tourne, l'hélice aussi, mais la Béteille reste immobile. Nous sommes plantés dans la vase, à une vingtaine de mètres de la rive gauche, et à 3 mètres du chenal. Mauvaise signalisation? Mauvaise visibilité? Moment d'inattention de la part de Gilles? Probablement un peu de tout ça. Sans barguigner, Ali se jette à l'eau (moins de 60 cm!) et vas-y que je pousse, vas-y que je tire, et que j'utilise la passerelle comme levier pour soulever les 3 tonnes de la Béteille.
Comme la péniche est dans le sens du courant, Ali parvient à faire bouger la proue et, poussée par le courant et par son moteur, elle finit par se dégager de cette vilaine passe et nous repartons. Pas de problème durant les 30 km qui suivent et nous arrivons à l'écluse du canal de Pont-de-Vaux.
Notre ami Bernie qui vit à l'année sur son bateau vient nous saluer.
Et voilà toi qui comptait un week-end end tranquille a montmerle te voilà a moitié planté dans la vase ... et surtout toi un chat mouillé c'est pas top... heureusement que qu ali et Gilles se sont bien tires de ce mauvais pas... à la prochaine....bon repos
RépondreSupprimerPhilippe
Il est trop fort, mon Ali!
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