Comme il n'y avait strictement rien à faire ou à voir à Gergy, et que l'accotement devant la Guinguette était des plus sommaires, il ne nous a pas été difficile de partir tôt ce matin. Dès que le moteur tourne, nous mettons en charge notre générateur, utilisé hier pour recharger les ordinateurs. Après plusieurs essais, force est de convenir qu'il ne se recharge que sur la prise 12V branchée directement sur l'alternateur et la batterie du moteur. Ce détail aura son importance...
La Saône était toujours aussi calme et nous n'avions que deux écluses à passer, dont celle d'Ecuelles, puis celle de la ville de Seurre dont le port est bien connu de certains de nos fidèles et sympathiques lecteurs.
Arrivée à la première écluse, la péniche Après tout nous attendait, mais nous constatons tout de suite qu'elle n'est pas amarrée et que pour ne pas trop bouger le temps de l'éclusage, elle laisse tourner son moteur et parfois son hélice, ce qui crée pas mal de remous.
Alors que nous, en bons marins écolos, nous avons stoppé les machines, nous gitons, nous tanguons, mais les bras musclés d'Ali tiennent les amarres bordées. A la fin de l'éclusage, nous laissons partir l'Après tout et Gilles tire sur le démarreur et... rien ! Strictement rien ! Même pas le semblant du début d'un quelconque areuh comme en commet la Béteille quand elle n'a pas vraiment le cœur à démarrer. Rien. Le silence, et l'angoisse qui monte, qui monte quand, miracle, le démarreur lance le moteur comme si de rien n'était. Ouf ! Gilles a les jambes qui en tremblent, et Ali, goguenard, le rassure en lui disant que nous pouvions rester là pendant des semaines, à monter et descendre au rythme des éclusages... Est-ce que le générateur aurait trop tiré sur l'alternateur ? Mystère, mais nous ne renouvellerons pas l'expérience et attendrons d'avoir du 220V dans un port pour le recharger.
Et rien d'autre à signaler, à part une grande distance (57 km) parcourue en peu de temps (6 h), ce qui nous permet de nous amarrer au ponton du camping de Saint-Jean-de-Losne, de nous reposer, Gilles et moi, pendant qu'Ali va faire un tour en vélo, et, à son retour, mes deux fidèles compagnons vont à la ville faire des courses et se dégourdir les jambes.
Le stress que j'aurais eu ! J'en tremble par procuration !
RépondreSupprimerGilles aussi était stressé, et pas qu'un peu !
SupprimerEstque vous allez emprunter le canal de Bourgogne ? Ou est-ce que vous suivez un autre itinéraire sur des voies fluviales plus larges ? Vous devriez nous faire la photo de votre itinéraire... bisous
RépondreSupprimerNon, nous partons vers l'Allemagne par la canal du Rhône au Rhin...
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