mercredi 6 mai 2026

Mercredi 6 mai 2026

 









Petite étape au départ de Void. Ce matin, juste avant notre départ, une voisine de bateau qui avait acheté pour une heure d'eau et dont le réservoir était plein nous a proposé d'en profiter et Gilles a sauté sur l'occasion pour remplir notre réservoir tandis qu'Ali nettoyait l'hélice qui, entourée d'algues et de ronces, en avait bien besoin.



Un éclusier est passé nous voir pour que nous lui confirmions notre passage à l'écluse 12 à 9h. Il s'appelle Eric et nous suivra durant toute notre étape de 19 km mais refusera que Gilles le prenne en photo. Comme les jours de pluie, les écluses se suivent et se ressemblent toutes: le feu vert s'allume, les vantaux s'ouvrent, nous rentrons dans le sas, Ali amarre la Béteille, les vantaux derrière nous  se ferment, la bassinée commence à monter, les vantaux devant nous s'ouvrent, Ali largue les amarres et nous repartons.



A cause des algues, Gilles doit régulièrement enclencher la marche arrière pour dégager ces saletés. Et pourtant, les employés de VNF font régulièrement du faucardage.



Ali, comme nous le savons toutes et tous, adore les bêtes: il photographie de jolies vaches qui sont immobiles dans leur pré, et à peine leur fait-il un geste de la main qu'elles se précipitent vers lui.



Dans l'écluse n°7, Ali voit le cadavre d'un pauvre chevreuil. Il parait, selon certains commentaires, que ces petites bêtes, au printemps, se gavent de tendres bourgeons bien sucrés qui se transforment en alcool dans leur estomac. Du coup, ces bestioles sont complètement pompettes et tombent dans le canal. Ali a proposé son aide pour sortir le bestiau mais Eric a préféré s'en charger seul. La dernière partie de ce trajet, c'est le tunnel de Mauvages où nous serons accompagnés par un employé de VNF à vélo, tout le long des très longs 4877 m de cet interminable tunnel qui a le mérite d'être éclairé.

 


Ce qui n'est pas rassurant, c'est que l'on donne à mes matelots deux masques à oxygène en cas d'explosion dans le tunnel, mais rien pour moi!



Nous arrivons tôt dans l'après-midi à Demange-Baudignécourt.





Après un premier amarrage, Ali va faire un tour: il repère une prise de courant pour brancher la Béteille qu'il faut donc déplacer. Ali branche le câble et ça marche! Chauffage dans le carré, chauffage dans la cabine, c'est juste parfait. Mais le chauffe-eau se déclenche et pfuit, plus rien. La prise a disjoncté et  Ali ne peut rien y faire. Il ramasse les câbles, les range et c'est retour à notre premier amarrage. Il ne fera pas chaud ce soir!
 





Mais cela ne m'empêche pas d'aller faire une petite balade.







2 commentaires:

  1. Apres cette traversée du tunnel si tu avais été en manque d oxygène Ali t aurait prêté son masque..... mais t as pu apprécier le grand air en te baladant dans la verdure...
    Bon repos
    Philippe

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  2. Grand air? Grand frais, plutôt! Sans chauffage et sans électricité, brrr glagla!

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